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Treatment
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éviter et mieux gérer les effets secondaires - février 2005
Encore les lipodystrophies:
Médicament concerné : nucléosidiques, non nucléosidiques et antiprotéases
L'accumulation de graisses abdominales associée aux lipodystrophies se situe en général au niveau viscéral et non sous-cutané. L'IRM (qui montre une «tranche» de votre estomac) fait apparaître que la graisse est à l'intérieur de l'abdomen et autour des organes plutôt que directement sous la peau.
L'effet principal des prises de graisses autour des viscères consiste en un changement de l'apparence, et dans les cas graves, les organes internes peuvent se trouver compressés, empêchant ainsi le bon fonctionnement respiratoire et digestif.
La «bosse de bison» est le terme américain employé pour décrire l'accumulation de graisse à la base de la nuque: ce fût l'un des premiers symptômes de lipodystrophies et l'un des plus pénibles.
Beaucoup de produits expérimentaux utilisés pour réduire le taux de cholestérol et de triglycérides sont actuellement étudiés afin de traiter ce problème (voir ci-contre). Les traitements aux stéroïdes contre les lipodystrophies, et particulièrement pour les accumulations de graisses, sont également à l'étude. Bien que les stéroïdes aient la capacité de réduire la présence des ces graisses, ils peuvent par ailleurs aggraver la perte des graisses.
L'hormone de croissance (rHGH, recombinant Human Growth Hormone) a démontré, au cours d'études restreintes, une capacité à diminuer les graisses abdominales autour des viscères et les coussinets de graisse sur les épaules et le cou. Des résultats positifs ont été enregistrés à court terme, mais les graisses réapparaissent après l'arrêt de la prise. Un dosage à 2, 3 ou 4mg par jour au lieu des 6mg utilisés précédemment peut permettre de minimiser ces effets secondaires.
Souvent les bénéfices obtenus ne durent pas longtemps et la graisse revient après l'arrêt de rHGH. Les études actuelles tentent de voir si une faible dose de maintien peut prolonger les effets. L'hormone de croissance ne peut rien contre les pertes de graisse.
L'hormone de croissance peut augmenter la résistance à l'insuline, les contrôles sont donc très importants. Elle est disponible dans le cadre de certains protocoles d'études au Royaume-Uni. On peut également en obtenir individuellement en autorisation temporaire d'utilisation (ATU) nominative mais c'est plus difficile et cher.
La chirurgie et la liposuccion donnent de bons résultats chez certains pour l'élimination des coussinets. Dans 25 à 50% des cas, la graisse revient après quelques mois. Les résultats peuvent mieux se maintenir si l'intervention est accompagnée d'un changement de médicaments.
Si le mécanisme de métabolisme n'est pas modifié, comme avec l'hormone de croissance, la graisse va revenir après quelques mois. La liposuccion ne peut pas s'utiliser contre la prise de graisses au niveau viscéral.
La dihydrotestostérone sous forme de gel est utilisée dans le traitement de l'hypertrophie mammaire (gynécomastie) chez les hommes.
De façon anecdotique, les pommades à base de testostérone appliquées en massage sur les coussinets de graisses ont apporté une amélioration aux épaules. Une quantité plus faible devra être utilisée pour les femmes que les hommes.
Les études sur la substitution d'un seul médicament à la fois sont moins probantes pour les prises que pour les pertes de graisse.
En cas de changement de traitement, il faut impérativement que le nouveau traitement soit aussi puissant que le précédent.
Les études substituant une antiprotéase par un non-nucléosidique ont mal montré un changement. Souvent, les nucléosidiques n'étaient pas substitués, or on pense aujourd'hui que cela aurait aidé. On rapporte fréquemment une meilleure adhésion, un régime simplifié, moins de comprimés et surtout pas de rebondissement de la charge virale, mais pas toujours.
On a quelques anecdotes d'amélioration sur les épaules et/ou l'abdomen de personnes qui sont passées sur atazanavir. Atazanavir ne provoque pas d'élévation du taux de lipides dans le sang mais les risques à long terme de lipodystrophies des autres types sont toujours à l'étude.
Si un médicament précis semble responsable de vos changements corporels, il paraîtrait logique d'essayer au moins une substitution au cas où cela vous réussirait.
Une imagerie par résonance magnétique montre que la graisse s'accumule au sein de l'abdomen et autour des organes au lieu de se trouver directement sous la peau.

Ceci est la version internet du guide publié chez i-Base éviter et mieux gérer les effets secondaires . Ce guide est distribute dans les centres de soins VIH du Royaume-Uni. Commandez un exemplaire gratuit ou tèlèchargez la version PDF (320 Kb). Existe aussi dans d’autres langues.
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