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éviter et mieux gérer les effets secondaires - février 2005

Toxicités sur les reins et calculs rénaux


Médicaments concernés: indinavir (Crixivan) pour les calculs rénaux (calculs: cailloux, rénaux: des reins) et ténofovir pour les toxicités

Toxicités dues au tenofovir

Le ténofovir est métabolisé principalement au niveau des reins. Les analyses sanguines ordinaires chez les personnes utilisant ténofovir vont révéler toute anomalie des fonctions rénales.

Le risque de toxicité sur les reins est plus élevé si on utilise en même temps d'autres médicaments éliminés par les reins ou qu'on en a utilisés auparavant. Vous serez avertis de ne pas utiliser de tels médicaments avec ténofovir.

Les indications de prescription de ténofovir recommandent d'en diminuer la dose en cas d'insuffisance rénale.

Depuis récemment on se doute que la toxicité due au ténofovir peut se voir augmentée lorsque ténofovir est associé à didanosine. En attendant de mieux comprendre cette interaction, on ne prescrit normalement pas ces deux médicaments au sein d'une même combinaison.

Les calculs rénaux dus a l'indinavir

Un calcul rénal traverse la vessie (aaargh!)A l'origine, l'indinavir était prescrit à raison de trois fois par jour et à jeun, mais aujourd'hui il est presque toujours associé au ritonavir. Le ritonavir permet d'augmenter les taux d'indinavir de façon à pouvoir le prendre deux fois par jour seulement, avec ou sans nourriture.

L'indinavir est éliminé principalement par les reins (la plupart des médicaments sont filtrés par le foie) et un des effets secondaires est l'apparition de cristaux d'indinavir au niveau des reins. Environ 20% des personnes ont enregistré des cristaux d'indinavir, et 4 à 10% des personnes utilisant l'indinavir ont connu un blocage des reins.

Il faut donc boire au moins un litre et demi d'eau par jour (ou six grands verres), spécialement juste après la prise du médicament. Cela permet aux petits cristaux d'indinavir de traverser les reins plus facilement.

Le risque de blocage est lié aux niveaux sommets des taux d'indinavir. Si les taux du produit sont trop élevés ou si vous ne buvez pas assez d'eau, une accumulation de cristaux forment alors un dépôt qui peut causer un blocage.

Ce n'est pas exactement la même chose qu'une colique néphrétique (calcul rénal), mais les symptômes sont semblables : crampes d'estomac, douleurs à la vessie, et évidemment une douleur sourde qui peut se transformer rapidement en une souffrance très vive dans le bas du dos. Des urines foncées ou contenant du sang peuvent indiquer des coliques.

Un blocage des reins est très douloureux, extrêmement grave et demande des soins immédiats. Non traité, les reins peuvent subir des dommages irréversibles.

Des antécédents familiaux de coliques peuvent être un facteur de risque et nécessitent la prise augmentée de boissons.

Si vous prenez 400mg d'indinavir avec 400mg de ritonavir deux fois par jour, vous aurez des taux plus faibles d'indinavir et boire 1.5 litre d'eau suffit.

Si vous utilisez des doses plus importantes d'indinavir (habituellement 800 ou 600mg) avec des doses plus faibles de ritonavir (100 à 200mg) alors vous aurez des taux d'indinavir plus élevés et vous devrez veiller à une hydratation plus importante.

Par temps chaud et après l'exercice, augmentez encore plus votre hydratation en eau. Le thé, le café et l'alcool entraînent une déshydratation: ne les comptez pas comme de l'eau.

Traitement

Si vous présentez ces symptômes, essayez de boire autant d'eau que possible (essayez également de vous tenir droit et de rester debout afin de faciliter l'évacuation des cristaux).

Les boissons acides comme le jus d'orange ou de pamplemousse peuvent être utiles du fait que l'indinavir est plus facilement soluble en milieu acide. Si les douleurs s'aggravent, demandez conseil auprès de votre médecin ou au service des urgences. Lorsque vous arrivez à l'hôpital, expliquez au médecin votre traitement actuel peut être la cause de vos symptômes. Les examens radiologiques ordinaires pour les coliques ne peuvent pas déceler un blocage lié à l'indinavir.

Le blocage peut être diagnostiqué par une urographie intraveineuse -pour laquelle on injecte dans le sang une faible quantité de solution iodée, ensuite suivie toutes les heures par une radio afin de contrôler son passage à travers votre corps.

Le traitement des blocages liés à l'indinavir consiste à augmenter l'absorption de liquides (en intraveineuse et en buvant beaucoup d'eau) et à prendre des calmants contre la douleur.

Reprise de l'indinavir

Une fois que vous avez résolu le problème, la reprise de l'indinavir est sans danger- surtout si ce traitement vous réussissait bien – mais veillez à boire suffisamment d'eau.

Il est fortement recommandé de vérifier les taux sanguins d'indinavir, particulièrement si vous prenez l'indinavir avec le ritonavir (cf. les dosages sanguins de médicaments).


Ceci est la version internet du guide publié chez i-Base éviter et mieux gérer les effets secondaires . Ce guide est distribute dans les centres de soins VIH du Royaume-Uni. Commandez un exemplaire gratuit ou tèlèchargez la version PDF (320 Kb). Existe aussi dans d’autres langues.

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