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éviter et mieux gérer les effets secondaires - février 2005

Taux de glucose dans le sang et risque de diabète de type 2


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Glucose et insuline

Le glucose est un type de sucre dont le corps a besoin pour produire l'énergie. L'insuline est une hormone qui permet le passage du glucose dans les cellules. L'insuline régule aussi la production de glucose par le foie, le taux de glucose dans le sang et le métabolisme des cellules graisseuses.

Lorsque l'insuline ne fait plus son travail, on parle de résistance à l'insuline (intolérance au glucose ou insulinorésistance). Bien que le corps produise des taux plus élevés d'insuline pour compenser, si le phénomène de résistance continue à se développer, et que les taux de glucose restent élevés, il y a un risque de diabète.

Le taux d'insuline est difficile à mesurer mais le taux de glucose est contrôlé par les analyses de routine pour l'évaluation du risque.

Les deux types de diabète

Le diabète de type 2 est une maladie qui concerne les adultes et qui se développe lentement. Il faudra des années, voire des décennies, pour qu'une résistance légère à l'insuline se transforme en diabète mais les conséquences sur le risque de maladie cardiaque sont sérieuses. Certaines antiprotéases vont augmenter le taux de glucose et donner un risque de diabète de type 2.

Le diabète de type 2 n'est pas le même que le diabète de type 1, qui est une maladie d'enfance causée par une carence en insuline et qui nécessite des piqûres d'insuline.

Risques à long terme

Une élévation du taux de glucose dans le sang va causer de nombreuses difficultés de santé sur les reins, les nerfs, les yeux et la vue, le risque de maladie cardiaque et de thrombose, les difficultés d'érection et la grossesse. Le risque d'attaque cardiaque est comparable à celui des fumeurs.

Le métabolisme des graisses et des sucres est étroitement lié et la résistance à l'insuline est une complication des traitements VIH qui est peu reconnue. Certaines antiprotéases en sont responsables et peut-être aussi des nucléosidiques à cause de leur effet sur la distribution des graisses. Les anomalies du taux de glucose et l'insulinorésistance sont liées aux autres symptômes des lipodystrophies.

Les interventions

Le régime alimentaire, l'exercice physique et l'arrêt du tabagisme vont contrôler une résistance légère à l'insuline. La substitution des médicaments responsables de l'élévation du taux de glucose va parfois s'avérer nécessaire.

Pour l'alimentation, on conseille de diminuer la consommation de sucre raffiné, des repas préparés, de farine blanche et des pommes de terre qui tous provoquent des élévations rapides du sucre dans le sang. Les hydrates de carbone complexes qu'on trouve dans la farine complète (pain et pâtes), le porridge et les légumes fournissent leur énergie plus lentement sans déranger le taux de glucose.

La metformine pourrait aider les cas d'insulinorésistance avec prise de poids et la rosiglitazone et pioglitazone les cas d'insulinorésistance avec perte de poids. Les risques d'interaction avec certains médicaments VIH (antiprotéases et non-nucléosidiques) obligent la prudence et peut-être aussi un dosage sanguin de médicament.

Symptômes du diabète

Facteurs de risque

Examens et surveillance

La glycémie à jeun - mesure le taux de glucose suite à un jeun de 8 heures. Cette mesure est à réaliser avant de commencer un traitement et tous les 3 à 6 mois suivant un changement de traitement. Un résultat supérieur à 6,1 mmol/L de plasma (ou 5mmol/L de sang) indique une insulinorésistance et un résultat supérieur à 7 indique un diabète.

La glycémie après un repas - est réalisée rapidement après un repas et est moins précise que la masure à jeun. Un résultat supérieur à 5,17mmol/L oblige des examens supplémentaires et au-dessus de 11.1mmol/L indique un diabète.

Le test de tolérance orale au glucose - enregistre le taux de glucose toutes les 30 à 60 minutes pendant 2 heures suite à un jeune de 8 heures et après l'absorption d'une quantité de glucose. Un résultat normal doit rester en dessous de 3.62mmol/L. Au-dessus de 5,17mmol/L, il faut des examens supplémentaires, au-dessus de 11,1mmol/L, il s'agit du diabète.

Le taux d'hémoglobine glycosylée ou HbA1c ou A1c - mesure l'adhésion du glucose aux globules rouges. Il permet d'evaluer le taux de glucose sur une période de plusieurs mois. Sa valeur doit être entre 4 et 6% chez les personnes sans diabète et inférieure à 7% en cas de diabète afin de réduire au mieux les risques de complication.

Le taux d'insuline à jeun - permet de calculer la valeur HOMA. La mesure du taux de glucose est généralement préférable à la mesure du taux d'insuline.

Le test de tolérance à l'insuline (TTI) - mesure la glycémie après administration endoveineuse d'insuline. C'est un examen qui coûte cher et rarement utilisé.



Ceci est la version internet du guide publié chez i-Base éviter et mieux gérer les effets secondaires . Ce guide est distribute dans les centres de soins VIH du Royaume-Uni. Commandez un exemplaire gratuit ou tèlèchargez la version PDF (320 Kb). Existe aussi dans d’autres langues.

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